C'est quoi qu'est-ce, twitter ? Et une "Twitt'Battle" ?

Si vous ne comprenez rien au titre de ce billet, vous n'êtes pas adepte de twitter
Un petit rappel donc du fonctionnement du réseau social à l'oiseau bleu (Si vous connaissez déjà, ou si vous vous en fichez comme Bastareaud de son premier hamburger, passez directement au billet suivant, vous n'apprendrez rien de nouveau ici). 

Twitter est un réseau social qui se différencie de Facebook (entre autres) par deux partis pris importants : 
  • Tout ce que vous écrivez sur ce réseau est public
  • Les messages sont limités à des textes de 140 caractères
  • (Et surtout parce que c'est bien mieux que Facebook, c'est tout)

Pour se constituer un "groupe d'amis" sur twitter, il suffit donc de repérer les personnes qui parlent de sujets qui vous intéressent, et de vous "abonner" à leur prose, c'est à dire demander à twitter de vous afficher tout ce que racontent ces gens; il n'y a pas besoin d'autorisation pour ça (tout est public j'ai dit, il faut suivre un peu).
L'endroit où Twitter vous affiche tous ces beaux messages, on appelle ça la "TimeLine" (parce que les messages sont rangés en ordre chronologique. C'est subtil twitter).
Les gens auxquels on est abonné, on appelle ça des "following". Ceux qui s'abonnent à vous, ce sont les "followers", votre public en quelque sorte.
La TimeLine, c'est sympa, ça occupe agréablement le temps, mais il faut bien le dire, c'est un peu comme un ruck Irlandais, un sacré bordel. Les messages pertinents sur les sujets qu'on aime (moi, c'est surtout le rugby sur twitter) sont noyés au milieu d'une avalanche de photos de la neige, des indications passionnantes sur le menu de vos chers followings et de jeux de mots plus ou moins vaseux. Il y a donc des mécanismes pour tirer de cet amas la substantifique moelle :

  • Pour alerter un membre du réseau que vous vous adressez spécifiquement à lui, il faut le mentioner, c'est à dire mettre dans les 140 caractères du message son nom d'utilisateur. Ce nom commence toujours par un @ et le mien, c'est @Ti_Tom ! (Mentionnez-moi, j'aime ça !).
  • Pour indiquer que l'on traite d'un sujet en particulier, on utilise un #hashtag, c'est à dire un mot clé avec le hash devant (le signe dièse bande de drogués !). On peut ainsi faire des recherches sur les mots clés, par exemple essayez de chercher #RugbySongs, c'est rigolo. 

Vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre la Twitt'Battle, cet évènement incroyable qui s'est déroulé samedi dernier au #StadeDeFrance (c'est un mot clé, bravo, vous gagnez une nuit avec Bastareaud si vous êtes une table de chevet, avec Zahia si vous êtes un footballeur, et avec @OvaleMasque si vous êtes une dame bien élevée).
Une Twitt'Battle, c'est un combat d'éloquence, une guerre sans merci à qui trouvera le meilleur jeu de mot, montrera le plus sa passion, saura taper plus vite sur son clavier que Bakkies Botha sur Pascal Papé. Le but avoué est de mettre le plus de messages comportant le #HashTag que vous supportez dans les TimeLines des gens. De préférence, des messages en rapport avec le sujet ;-) Autour d'un mot clé donné, les participants s'affrontent pour la gloire et le titre de meilleur LiveTwitter de la galaxie. 
Un LiveTwit (LT pour les intimes) consiste à enchainer les tweets sur un évènement en direct, le plus souvent devant la télé, mais pas que, comme va le prouver avec brio la suite de cet article, "Mon LT au #StadeDeFrance" ! Sans vouloir vous dévoiler la fin, l'infographie ci-dessus peut vous donner un indice du vainqueur !